Le réalisateur

DIRECTOR’S BIOGRAPHY

Né le 11 juin1974 à Koudougou au Burkina Faso, Michel K. Zongo est réalisateur, cadreur, scénariste. Il a suivi une formation en prise de vue au Centre National de la Cinématographie du Burkina Faso (CNC), de cameraman de reportage et de plateau à la Télévision Nationale du Burkina Faso (TNB) et un stage de premier assistant opérateur à la société de production Cinédoc films en France.

De 2003 à 2008, il a été responsable du Cinéma-Débat Interactif à Cinomade, une association basée au Burkina Faso dont l’objectif est la création et la diffusion d’outils de sensibilisation, notamment par le cinéma.

Après avoir été cadreur et assistant réalisateur pour de nombreux films pour différents producteurs, dont notamment de Christian Lelong sur tous ses films depuis 2002, il écrit et réalise son premier film documentaire « Sibi, l’âme du violon » produit par « Les Films du Djabadjah». Suivra « Ti-tiimou (Nos sols) », produit par Cinomade.

En 2010, il crée avec un partenaire la société Diam Production, une structure de production de films documentaires qui coproduit avec Cinédoc Films son premier long métrage documentaire « Espoir-Voyage ». Ce film a été développé dans le cadre d’une résidence de producteur réalisateur à Cinedoc films de octobre 2009 à juin 2010.

FILMOGRAPHIE

2009: “Sibi, l’âme du violon”
Documentaire,  26 mn, vidéo. Production Les Films du Djabadjah (Burkina Faso)
Mention spéciale du jury – FESPACO 2011

 

 

 

2009: “Ti Tiimou”
Documentaire, 30 mn, vidéo. Production CINOMADE et RIBios (Burkina Faso)
Prix du court-métrage – 8ème Edition Terra Festival 2011 – Festival du film de l’environnement de Guadeloupe
Prix du Meilleur Documentaire Africain – 26ème édition du Forum International Médias Nord Sud 2010, Ouagadougou, Burkina Faso

INTERVIEW DU RÉALISATEUR, MICHEL K. ZONGO

D’où vient l’envie de votre film ?

Joanny, mon grand frère, a brusquement quitté la famille un matin de l’année 1978. Après 18 années d’absence, alors que nous étions sans nouvelles de lui, Augustin, un cousin qui revenait de la Côte-d’Ivoire, nous annonça que Joanny était décédé. Pour essayer de comprendre ce qui a poussé mon frère ainé à partir alors qu’il avait à peine 14 ans, je refais ce même voyage depuis Koudougou (Burkina Faso) jusqu’en Côte-d’Ivoire, à la recherche de ses traces et de son histoire.

La question de l’émigration est posée dans ce film. Pouvez vous nous en dire plus ?

Traditionnellement, dans la société Mossi, il faut être sorti de son village, être allé à l’aventure et revenir pour s’affirmer en tant qu’homme adulte. Un proverbe mossi dit : « Ce n’est pas le premier né qui connaît l’éléphant, mais plutôt celui qui est allé en brousse », signifiant que c’est celui qui est parti à l’aventure qui connaît la vie.

Dans toute les formes d’émigration, qu’elles soient vers la Côte-d’Ivoire, en Europe ou ailleurs, il a toujours existé un certain malentendu entre ceux qui sont partis et ceux qui sont restés au pays, une vision souvent décalée de la réalité dans laquelle vivent les migrants.

C’est pour dissiper ce malentendu que j’entreprends ce film.

Votre film est aussi un road movie, où l’autocar devient un personnage du film…

La plupart des cars qui ont pour destination la Côte d’Ivoire ont des gares implantées soit dans un coin de rue sous un arbre, soit devant une cour. Ce ne sont pas des compagnies régulières avec une billetterie classique comme on a l’habitude de voir dans toutes les grandes villes.

Ce sont des voyages organisés uniquement pour les « Paweotos », les émigrés en langue moré. Dans ces types de compagnie, Il existe une approche plus familiale car la plupart des passagers sont recommandés par un frère ou un oncle, ou  connaissent bien le chauffeur. Ce qu’il faut retenir est qu’on ne voyage pas par hasard avec ces cars ; dans ces compagnies de voyage, l’affinité  et la confiance sont les maitres mots.

La surcharge est permise, les escales dans toutes les villes et villages traversés pour attendre d’autre passager ne dérangent personne.

 

interview supplémentaire de Michel .K ZONGO par Olivier BARLET sur le site AFRICULTURE

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